Comment choisir le bon joint d'étanchéité ?
Posté le par L'équipe Roulements Courroies
- Les critères de sélection à connaître avant l'achat
- Quel type de joint choisir ?
- Quelles sont les conditions mécaniques et chimiques à considérer ?
- Comment choisir des matériaux adaptés pour une meilleure tenue ?
- Comment mesurer son joint ?
- Les étapes pour garantir une mise en œuvre optimale
- Conseils pour assurer une étanchéité durable et efficace
Les critères de sélection à connaître avant l'achat
Pour choisir le bon joint d'étanchéité, plusieurs facteurs essentiels doivent être pris en compte. La pression, la température, le mouvement et le milieu ambiant sont des critères de sélection déterminants.
Avant tout achat, identifiez précisément l'application : s'agit-il d'une utilisation statique ou dynamique ?
Choisir un joint adapté nécessite également de connaître les conditions de fonctionnement auxquelles il sera soumis. Le type de fluide à contenir (eau, huile, gaz) influencera directement votre choix du joint. Pour les applications industrielles, la résistance chimique et la plage de température supportée sont des critères de sélection incontournables.
Quel type de joint choisir ?
Quels sont les différents types de joints ?
Identifier le type de joint adapté à votre application vous garantit une étanchéité efficace et durable contre les fuites, les arrêts de production ou les dommages sur l'équipement.
Pour choisir le bon type de joint, il faut comprendre les spécificités de chaque modèle de joints :
Les joints SPI, également appelés joints à lèvre, sont conçus pour les applications dynamiques impliquant des mouvements rotatifs.
Les joints toriques (O-rings) sont polyvalents et peuvent être utilisés tant pour des applications statiques que dynamiques.
Les joints en fibre sont particulièrement efficaces pour l'étanchéité des raccordements dans les réseaux d'eau. Ils gonflent légèrement au contact de l'eau, renforçant ainsi leur efficacité.
Le joint plat est utilisé entre deux surfaces planes et se présente sous différentes formes et matériaux selon l'application.
Les joints plus spécifiques : joints hydrauliques, joints racleurs et joints V-ring.
Cette diversité permet de répondre précisément aux exigences de chaque installation.
Quand utiliser un joint dynamique, en fibre ou torique ?
Le choix entre un joint dynamique, un joint en fibre ou un joint torique dépend directement de l'application visée.
Le joint dynamique, comme le joint SPI, est idéal pour les pièces en mouvement telles que les vilebrequins ou les arbres à cames. Il est conçu pour résister à l'usure liée aux mouvements répétitifs.
Les joints toriques sont remarquablement polyvalents et peuvent être utilisés dans des applications statiques ou dynamiques à vitesse modérée. Ils supportent bien la pression et offrent une excellente étanchéité.
Les joints en fibre sont principalement utilisés en plomberie pour les raccordements d'eau. Les différents types de joints ont chacun leurs avantages : le joint en fibre gonfle au contact de l'eau, améliorant l'étanchéité, tandis que le joint torique offre une excellente résistance à la pression.
Pour choisir entre ces différents types de joints, considérez les conditions d'utilisation spécifiques de votre application.
Quelles sont les conditions mécaniques et chimiques à considérer ?
Les critères de sélection d'un joint doivent intégrer les conditions mécaniques et chimiques de l'environnement d'utilisation.
La résistance chimique est primordiale : un joint en contact avec des hydrocarbures n'aura pas les mêmes exigences qu'un joint pour circuit d'eau.
La plage de température supportée varie considérablement selon les matériaux : le silicone peut résister de -55°C à +250°C, tandis que le nitrile supporte de -50°C à +120°C.
La pression est également déterminante : certains joints comme le CNA peuvent supporter jusqu'à 100 bars, quand d'autres sont limités à 10 bars.
Les vibrations, les mouvements cycliques et le pH des fluides sont d'autres facteurs à considérer.
Pour les applications industrielles, la compatibilité avec les normes alimentaires ou pharmaceutiques peut être un critère de sélection supplémentaire.
Comment choisir des matériaux adaptés pour une meilleure tenue ?
Le choix des matériaux pour un joint est déterminant afin d’assurer une bonne durée de vie de l'installation.
Pour les applications hydrauliques, le nitrile (NBR) offre une bonne résistance aux huiles et une durée de vie satisfaisante.
Le fluorocarbone (FKM) est préférable pour les environnements à haute température ou en présence de produits chimiques agressifs.
Pour les circuits d'eau, un joint en fibre standard peut suffire, mais pour l'eau chaude sous pression, privilégiez un joint CSC.
Le silicone est recommandé pour les applications nécessitant une grande plage de température.
L'EPDM résiste bien à la vapeur et aux produits chimiques.
Pour les applications alimentaires, des matériaux spécifiques conformes aux normes en vigueur doivent être sélectionnés.
Comment mesurer son joint ?
Les outils indispensables pour prendre les bonnes dimensions
Pour mesurer un joint avec précision, quelques outils sont indispensables. Le pied à coulisse est l'instrument de base permettant de mesurer avec exactitude le diamètre intérieur et extérieur d'un joint.
Pour les joints toriques, mesurez également l'épaisseur du tore (de l’anneau). Dans le cas des joints destinés à être placés dans une gorge, relevez les dimensions de la gorge. Un micromètre peut être nécessaire pour les mesures très précises, notamment pour les joints de petite taille.
Pour les joints plats, une règle graduée peut suffire pour mesurer la longueur et la largeur.
Comment bien identifier les diamètres et la taille du joint ?
Pour bien identifier la taille du joint nécessaire, il faut mesurer avec précision ses dimensions caractéristiques.
Pour un joint torique, on mesure le diamètre intérieur, le diamètre extérieur et l'épaisseur du tore. Pour un joint plat, on relève la longueur, la largeur et l'épaisseur.
Pour les joints toriques, assurez-vous de prendre des mesures précises car une différence de quelques dixièmes de millimètre peut compromettre l'étanchéité.
Les étapes pour garantir une mise en œuvre optimale
Pour installer un joint correctement, plusieurs étapes sont à respecter :
Commencez par nettoyer soigneusement les surfaces de contact pour éliminer toute trace de joint ancien, de graisse ou de poussière.
Vérifiez l'absence de rayures ou d'irrégularités qui pourraient compromettre l'étanchéité.
Lors de la mise en œuvre, positionnez le joint sans le déformer et assurez-vous qu'il est bien centré.
Pour les joints toriques, une légère lubrification compatible avec le fluide à contenir peut faciliter l'installation.
Le serrage doit être progressif et uniforme, en respectant les couples recommandés.
Pour les joints fibre qui gonflent au contact de l'eau, évitez un serrage excessif initial.
Dans un processus de production industrielle, ces étapes doivent être standardisées pour garantir la qualité de chaque assemblage.
Conseils pour assurer une étanchéité durable et efficace
Pour garantir une étanchéité efficace dans le temps, quelques bonnes pratiques s'imposent.
Lors de l'installation d'un joint, veillez à ne pas le déformer ou l'endommager.
Évitez de réutiliser un joint déjà comprimé, même s'il semble en bon état.
La mise en œuvre doit tenir compte des spécificités de chaque type de joint : un joint torique nécessite une compression de 15 à 20 % pour être efficace.
Pour les applications dynamiques, vérifiez régulièrement l'état des joints et prévoyez un remplacement préventif. Dans les installations industrielles, établissez un calendrier de maintenance incluant l'inspection et le remplacement des joints d'étanchéité.
